De retour de vacances je me suis précipitée au cinéma... sevrée que j'étais d'un mois entier sans salles obscures ! Outre le bloc buster Salt, pas mal dans le genre avec Angelina Jolie, l'Arbre avec Charlotte Gainsbourg qui m'a laissée une impression de déjà vu (était-ce un remake ? il va falloir que je me renseigne !), The killer inside me trop violent et Crime d'amour sans surprise et que j'aurais aimé bien plus retors, j'ai été très agréablement surprise par Ondine. C'est un très joli conte d'un pécheur irlandais qui remonte dans ses filets une belle jeune femme. Alors croit-on aux sirènes et aux contes et légendes irlandaises ? Le pécheur a enfin la chance qui tourne. Bénéfice de cette créature des mers ou pur fantasme ?
C'est vrai que ce film aurait pu être un peu plus poussé, et je regrette que le scénario soit un petit peu convenu. J'aurai préféré que le mystère reste entier mais cette bluette est bien charmante et c'est parfait pour commencer cette rentrée.

Nicolas de Staël a peint pendant une quinzaine d'année plus d'un millier d'œuvres. Toute sa vie a été semée d'embûches : exilé de Russie, puis orphelin de père et mère, puis veuf, il finira par se suicider en 1955 après une grave dépression.
Pour moi c'est l'un des plus grand peintre de l'art moderne. Il part du concret, de la réalité, pour arriver au coeur même du sujet et obtenir un résultat presque abstrait. Il cherche à épurer au maximum les formes de la nature. Des lignes, des formes géométriques aux couleurs chromatiques simples, on sent chez Nicolas de Staël un réel souci des couleurs et de leur place. Mais de plus en plus la matière va prendre de l'importance dans ses toiles. Des couches se superposent, des empâtements, et la peinture au couteau vient remplacer les pinceaux. Il va même jusqu'à utiliser des truelles, racloirs et autres ustensils du même acabit.
Pourtant avant son suicide il reviendra au pinceau et à la peinture plus fluide, jouant cette fois sur la transparence et la lumière.
3. 472481 Nanou le 12-10-2010 à 17:37:20 (site)
Je trouve ton billet trés bien fait j'ai un livre sur ce peintre hors du commun que j'ai adorée.
Merci pour ce résumé sur ça vie.
Bonne soirée.
Nanou
Vous avez dû le comprendre je suis une fan des films d'horreur. Cette année je suis partie une semaine en vacances en mai... je ne vous raconte pas le déluge ! Il n'a pas arrêté de pleuvoir durant toute la semaine. résultat j'ai vu une multitude de films du genre dont certains sont sortis du lot. Celui-ci en fait parti, et il est d'autant plus effrayant que le scénario s'est inspiré d'un fait réel...
Un jeune couple part camper au bord d'un lac pour un WE romantique. Jusque là tout va bien.
Une bande d'adolescents arrive juste à côté d'eux avec leur radio et fini la tranquillité de ce petit coin de paradis. En leur demandant de baisser la radio ils mettent le doigts dans un engrenage infernal qui ne laissera personne indemne.
Ce film qui fait froid dans le dos nous interroge sur l'éducation, l'autorité défaillante des adultes et l'incapacité de reprendre les rênes. La violence va crescendo (âmes sensibles s'abstenir) et nous offre un tableau très réussi de la folie humaine, de la rage sadique, un film "survival" choquant voire malsain mais complètement ahurissant dont on ne sort pas indifférent.

1. philsmith le 30-07-2010 à 12:55:32 (site)
J'ai vu ce film...Moi aussi j'aime beaucoup les films d'horreur ou fantastiques et celui ci est particulièrement "efficace" tant à la fin on deteste la plupart des personnages du film (à part le couple j'entends). Je suis sorti du film avec une sensation de dégout et d'injustice, ce qui me fait dire qu'il ne s'agissait pas d'un film d'horreur si conventionnel... (Mais j'ai une petite préférence pour l'autre film dont tu parles juste avant "jusqu'en enfer", j'ai bien aimé)
Voilà un film d'horreur pur comme on les aime ! Je parle du 1 évidemment, car le 2 est une resucée du 1 en moins bien, comme c'est souvent le cas.
6 femmes partent faire de la spéléo chacune avec son vécu plus ou moins bien digéré. Evidemment elles se retrouvent coincée sous terre avec une chose qui rode.
On frisonne car on ne sait pas quelle chose. On ne la voit presque jamais, image fugace dans l'obscurité qui nous ramène à nos peurs enfantines quand on devait descendre chercher quelque chose à la cave. Film à voir dans l'obscurité, au cinéma ou chez soi toutes lumières éteintes pour bien s'imprégner de cette atmosphère humide et oppressante. Vous verrez, vous vous surprendrez au fil du film à scruter l'écran à la recherche d'un indice, tous les sens aux aguets, attentifs au moindre son, comme si votre vie en dépendait. Vous êtes comme ces filles à la merci des lampes torches qui s'épuisent ou des fusées de détresse, complètement enveloppés de noirceur terrifiante et brutale.

1. Boubou64 le 08-10-2010 à 09:32:11
The descent : une matière d'ombre. Une matière ambivalente : matrice et antre, murmure et menace, vie et mort. Un monde fermé et ancien : angoissant et cosmique. Avec une fin symbolique et belle : seule dans la grotte obscure, elle entend le vrai silence :
"le vrai silence élu, la nuit finale
communiqué aux pierres par les ombres"
(Jean Tardieu, Le témoin invisible"
J'adore les films d'horreur, ils me font rire sûrement pour ne pas hurler... j'ai particulièrement aimé celui là, que j'ai trouvé bien filmé et drôle.
Une jeune femme qui travaille dans une banque, qui a sa vie bien réglée, et une promotion en vue voit un jour arriver une vieille femme étrange qui lui demande un prêt pour éviter l'expulsion. Hésitant entre compassion et pression patronale, elle lui refuse finalement ce prêt... La vieille lui jette alors un sort qui va faire de sa vie un vraie cauchemar. Une course folle contre la montre pour éviter la damnation éternelle, notre héroïne va tout tenter pour inverser le sortilège malfaisant.
Sam Raimi revient avec ce film à ses premières amours (Evil dead). Après avoir tourné les SpiderMan et autres grosses productions américaines le voilà 25 ans plus tard de retour avec un bon petit film sans trop d'effets spéciaux, comme à ses débuts, et finalement comme on les aime !
Parlottes
1. hellielafeeclochette le 31-08-2010 à 17:41:14
avec le titre je ne m'étais même pas posé la question pour moi c'était une "fée des eaux" .. ce n'est pas le cas ?
je compte aussi aller voir l'arbre
2. harfang le 01-09-2010 à 10:34:27 (site)
oui, c'est bien ça et c'est aussi le côté un peu appuyé du film. L'auteur n'était pas obligé de donner des noms à ses personnages aussi symboliques, mais bon.
L'arbre, un beau film sur le deuil, mais comme je l'ai dit qui laisse une impession de déjà vu. pourtant je suis sûre de n'avoir pas lu le livre de Judy Pascoe.